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" TETES DE 1 " - Michèle Robine -
 
L'exposition "Têtes de 1", portraits du quotidien, est une série de peintures qui, par une approche malmenée et décalée de la figure humaine, campe des visages énigmatiques d'une grande force émotionnelle.
Ces peintures sont réalisées à partir de croquis pris sur le vif, dans le bus de la ligne n°1 à Bordeaux. L'artiste s'est intéressée aux traces laissées par la vie sur les visages des ouvriers se rendant de leur lieu d'habitation: les cités de Bacalan (anciens chantiers navals) au quartier de la gare, où se situent les bureaux de l'ANPE.
 
Exposition " Tête de 1" du 9 au 15 juin 2005 / Vernissage 11 juin 18h30
Galerie Bab Doukkala - Marrakech - Maroc
Partenaires: Ministère de la Culture du Maroc (délégation Marrakech) - Association "l'atelier de Marrakech"
 
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Une approche décalée de la figue humaine
 
" Dans sa forme dure et sa référence humaine, c'est à dire, dans le siège inquisiteur du corps et du visage, l'expression est souvent portée à son plus haut degré de crispation. L'image se nourrit alors de la morsure du geste spasmé, pour traduire l'impact de la figue, qui ne peut se constituer que privée de ses assises convenues, bousculée et brouillée par les écarts et les approchements d'une écriture démystificatrice.
 
Par son approche malmenée et décalée de la figure humaine, à laquelle elle est demeurée fidèle depuis ses débuts, la peinture de Michèle Robine décline d'emblée son appartenance à cet art de rupture et de déconstruction, car elle piège avant tout le réel par effraction. D'abord soumis aux outrages de la main scriptrice, ramassé sur sa totalité organique, certes disjoint et crevassé, le réel n'est jamais ici anéanti, mais émerge d'un conglomérat de textures ramifiées et de taches discontinues, de griffures et de giclures, qui façonnent un éventail de portraits hirsutes prestement levés, où les chairs éclatées des modèles-imaginés, rendues à leur état originel, dévident une forte teneur émotionnelle.
 
Toutefois, dans ce chaos charnel récurrent, rien n'est véritablement abandonné à l'errance de la touche: la spontanéité prévaut, mais gouvernée par un ordre régulateur qui allie les contrastes chromatiques et les parties ombrées, les zones lacunaires et l'effience du trait.
 
Campés individuellement ou articulés en montages, les visages énigmatiques de Michèle Robine occupent l'axe central de la surface en semblant nous défier. Mais qui regarde qui?
Frontalement ou de profil, pendant que sur des orbites dilatées nous fixent autant que nous les scrutons, des bouches informes détachent une sorte de rictus où laisse filtrer comme une plainte étranglée. D'évidence, ces faciès anaonymes retranchés sur une solitude qui renvoie à la nôtre, n'irradient pas le bonheur, mais aucune désespérance non plus.
 
Figés dans le silence de leur vie intérieure, ourlés de transparences gazeuses et blafardes, tissées de brefs tracés calligraphiés et de légers reliefs, ils induisent une principale protagoniste, au gré d'un jeu intéractif qui est l'essence du monde.
 
Tour à tour impénétrables et vulnérables, sous leurs enveloppes défroqués, ces visages tourmentés nous ramènent à la relativité des choses, en affirmant une présence qui va bien au-delà de leur apparence. Cependant, Michèle Robine n'entretient pas de relation particulière avec la réalité pschychologique des êtres. Elle expose des faits, des situations sinon des instantanés, qui se suffisent à eux-mêmes pour exprimer à la fois l'intensité de ses sentiments et le bien fondé de sa pratique".
 
Gérard Xuriguera
 
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Galerie Bab Doukkala
 
Bab Doukkala est l'une des principales portes de la médina de Marrakech. Elle fut construite dans l'enceinte de la ville à l'époque des Almohades.
En 1989, la porte est réhabilitée en Galerie d'art, et inaugurée par l'exposition "Quatre artistes peintres de Marrakech".
Depuis, elle accueille plusieurs expositions d'artistes marocains et étrangers.
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Site Michèle Robine
 
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